Mem 11   Tu aimantes mes pas
à ceux de mon amant,
qu’il le sache ou pas,
tu me donnes à entendre
ce que le visible cache,
tu me donnes à voir
ce que l’aveugle entend,
tu me donnes à recevoir
ce que le ciel a prévu pour moi
si je prends le temps
de m’arrêter à l’écouter.
Si je suis à la fois Arbre et de marbre,
comme cette Pierre dure
et tendre à la fois
qui sait contenir tous les secrets
d’une vie accomplie et à venir.
Tu ferres lourdement mon sabot,
moi cheval en marche
dont le handicap me rendra
plus fort et plus leste encore
pour dévier tous les pièges
de ma destinée.
Et le son de mes pas résonne
dans la poussière du chemin…
Kabbala, kabbala, kabbala…
   
    KAF   Do# m    
    Ô Arbre, ô Connaissance,
tu me retiens
dans tes mâchoires acérées,
tu me ferres, tu me fais plier
genou en terre,
pour t’accueillir,
pour te recevoir
en mon sein d’airain.
   
               
               
        Cliquez